Communiqué de Presse

Légion d'Honneur du 31 janvier 2008

 

Le réseau d’associations féminines « Demain la Parité » a pris note de l’attention portée par le gouvernement à une meilleure répartition des femmes et des hommes, représentatifs de la société civile, dans les nominations et promotions dans les ordres nationaux

 

Pour la première fois dans l’histoire de la République les promotions et nominations dans les ordres nationaux de la légion d’honneur et du mérite sont quasiment paritaires (49,7% de femmes dans chacune des listes).

 

Pour la première fois le décret  portant élévation aux dignités de grand’croix et de grand officier  comporte autant de femmes que d’hommes et ce dans les deux ordres.

En attendant d’arriver à la parité dans les prochaines promotions, 5 femmes, sur 25 ont été promues commandeures dans l’ordre de la légion d’honneur par les ministères de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, des affaires étrangères et européennes, de la justice, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la défense

 

« Demain la Parité » tient à souligner l’importance, au moins au plan symbolique, de la reconnaissance effective de la contribution des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle de la République. Mais le réseau entend également attirer l’attention, aussi  bien des dirigeants que de l’opinion, sur les discriminations qui persistent dans les nominations de femmes au sein des différents organes de décision et de conseils qui dépendent de l’autorité publique. Le réseau  estime que l’Etat doit traiter à égalité tous les citoyens, qu’ils soient hommes ou femmes, afin que le travail civique, social, politique et culturel de l’ensemble de la société soit enfin reconnu. Il s’agit d’une exigence démocratique.

 

La société civile ne manque pas plus de femmes que d’hommes qualifiés pour être désignées dans ces instances. Si la plus grande attention n’est pas portée aux choix conduisant à ces nominations, le nombre de femmes désignées restera notoirement insuffisant, preuve d’une discrimination de fait d’autant plus pernicieuse qu’elle ne sera pas reconnue comme telle.

 

Les plus hautes institutions de la République dont les membres sont nommés demeurent démesurément inégalitaires (le Conseil Constitutionnel 2 femmes, 7 hommes, le groupe des personnes qualifiés  du Conseil Economique et Social 7 femmes 31 hommes, l’Assemblée des Français de l’Etranger 3 femmes 13 hommes)…..

Aucune femme présidente pour les 22 Conseils Economiques et Sociaux  Régionaux Métropolitains renouvelés en septembre 2007, seul le CESR de Polynésie est présidé par une femme.

 

Nous tenons à rappeler que c’est à tous les niveaux de la société que la parité doit être respectée. Ne pas reconnaître le rôle des femmes dans la société constitue, de fait, une rupture du contrat républicain.

 

 

Le réseau Demain la Parité a été crée en 1994, à l’initiative de Françoise Gaspard - alors experte française du réseau européen "femmes dans la prise de décision", - en vue d’adopter une stratégie commune en matière d’égalité des chances dans la prise de décision. Un certain nombre d’associations adhère à ce réseau, (A.C.G.F. (Action Catholique Générale Féminine), A.F.F.D.U. (Association Française des Femmes Diplômées des Universités),Elles aussi, LES GUIDES DE France, PARITE-INFOS, U.F.C.S. (Union Féminine Civique et Sociale), U.P.F.(Union Professionnelle Féminine), C.E.F.W.(Conseil Européen des Fédérations Wizo)...) Elles sont représentatives du mouvement associatif féminin, l’ensemble des organisations rassemblent en leur sein de nombreuses femmes au-delà des clivages politiques, religieux, ou ethniques.
Contact :
Colette Kreder, ingénieure, ancienne directrice de l’Ecole Polytechnique Féminine (EPF), membre fondatrice du réseau Demain la Parité et de l’association Femmes et Sciences.
Tél :0663671222
Email : demain.laparite@wanadoo.fr